|
Ainsi,
il apparaît dans la géométrie des plantes à travers le pentagone
et le nombre de pétales de nombreuses fleurs. Il est partie
intégrante de la spirale logarithmique, forme de la coquille
de tous les nautiloïdes (2):

Dans le
corps humain, on le retrouve dans le rapport entre la taille
de l'individu et la hauteur du sol à son nombril. Fibonacci
l'a débusqué dans le nombre d'individus des populations de
lapins qui croît comme les termes de la suite du même nom,
le rapport d'un terme et de son prédécesseur tendant vers
f.
Le nombre d'or est donc intrinsèque à une quantité de formes
et de phénomènes naturels. Il fait ainsi partie de ce que
l'homme ressent comme "étant en proportion" puisqu'il est
inscrit naturellement dans son environnement, harmonie géométrique,
équilibre des forces internes du vivant.
De ces
raisons découle le format de mes châssis.
Alors que le choix de la largeur des toiles relève de l'intuition
pure, le choix de la proportion entre la longueur et la largeur
relève du nombre d'or pour les raisons d'harmonie expliquées
précédemment.
Le nombre f permet la définition
de familles de rectangles.
Les deux familles de base sont :
première
famille :

deuxième
famille :

Il
est possible de définir d'autres familles de rectangles d'or
dans lesquels le rapport des dimensions est lié au nombre
d'or, ainsi que des combinaisons de ces différents rectangles
(3).
La quasi-totalité de mes châssis sont issus de ces familles.
La première famille a une propriété géométrique remarquable
; lorsque dans un tel rectangle, on trace le carré de côté
égal à sa largeur, le rectangle restant conserve la proportion
du rectangle de départ :

Comment
travailler la composition à partir du nombre d'or ?
La propriété
géométrique exposée ci-avant se trouve explorée dans la série
des "
".
Le lien avec la suite de Fibonacci est développé dans la série
des "".
1. Le
nombre d'or. M. Cleyet-Michaud. Que sais-je ? PUF. Le nombre
d'or. M. Neveux- H. Huntley. Editions Seuil. Points sciences.
2.
Nautiloïdes : famille de mollusques céphalopodes d'un type
très ancien, à coquille spiralée divisée en loges que traverse
un long appendice (siphon).
3. Le nombre d'or. M. Cleyet-Michaud. Que sais-je ? PUF. p.30.
Le nombre d'or. M. Neveux- H. Huntley. Editions Seuil. Points
sciences. pp. 219 et ss.
|